ET PUIS, C’ÉTAIT COMMENT L’IBU ? : TOP 7 DU WEEK-END


 

Pour sa première édition, l’Immersion Brassicole Unique (IBU) a réussi son mandat avec brio ! Du 26 au 28 août dernier, le terrain de la TOHU fut habité par plus de 60 microbrasseries québécoises et des milliers de passionnés de bières ayant soif de partage. Un grand rassemblement festif en l’honneur de ce doux breuvage qui nous a conquis par son concept original et sa grande, sa grosse, que dis-je, son énorme sélection de bières !

Au lieu de séparer les microbrasseries par kiosque comme à l’habitude, on a préféré les regrouper par régions. Ce fut donc comme un grand voyage que de vagabonder de chapiteau en chapiteau et parler avec les brasseurs et représentants de chaque coin du Québec. Quatre kiosques thématiques ont également été installés pour mettre en lumière les styles en vogue cet été, soient les bières sûres, funkys et élevées en fût de chêne, les IPA, les saisons et les bières aux fruits. Finalement, les plus observateurs auront pu remarquer la petite tente proche de l’entrée, où se sont retrouvés les produits «primeur» du week-end. J’ai adoré cette manière de fonctionner ! Avoir à chaque table une liste de bières provenant d’un mélange de microbrasseries au lieu d’une origine unique nous pousse à essayer des choses qui nous auraient peut-être glissées sous le nez autrement (comme ce délicieux vin d’orge du Cheval Blanc, Ze Barley Wine du Ch’fal !). C’était également un plaisir de voir les représentants des microbrasseries débattre entre eux afin de savoir qui allait être le prochain à te faire goûter une bière, parce que tout le monde prêche pour sa paroisse malgré tout, hein !

Pour ce qui est de la nourriture, plusieurs stations sortant de l’ordinaire ont été installées afin d’offrir une grande variété alimentaire aux dégustateurs. Pit à feu, bistro fraîcheur, station friture et camions de rue étaient au rendez-vous ; ça fait changement des brochettes de saucisses et des carrés au fudge !

Finalement, afin de donner la chance au coureur, les organisateurs ont décidé de ne sortir qu’une quantité limitée de bières différentes à chaque jour, les bières présentes vendredi n’étaient donc pas les mêmes que celles du dimanche. Non seulement cette technique nous incitait à revenir à chaque jour (je ne vois pas ça comme un défaut du tout !), elle ne décourageait pas non plus les visiteurs du dimanche qui auraient pu avoir peur de tomber sur des barils vides. L’ambiance était définitivement au rendez-vous, et l’événement s’est terminé dans le rire et… la testostérone !

Voici donc mes 7 coups de cœur du week-end. Je vous conseille de garder l’œil ouvert durant le Festival de Chambly la semaine prochaine, certaines de ces petites merveilles s’y retrouveront probablement !

7. L’Épinette – Brasserie La Korrigane

J’en ai goûté beaucoup cette année, des bières au sapin. Celle-ci va droit au but : des arômes d’épinette explosives, une effervescence rafraîchissante, légèrement mielleuse et une finale herbacée. Un tout qui nous donne littéralement l’impression de prendre une marche en forêt.  

6. Gose-Buster – Le Trèfle Noir

Quand on me demande de décrire le goût d’une gose, j’y vais habituellement en faisant une comparaison avec un margarita liquide. Dans le cas d’une gose impériale, on va amener la bière à un taux d’alcool plus haut, tout en la rendant plus liquoreuse avec un sucre plus profond. Bien que cette bière manque un peu de sel selon moi pour bien représenter le style, elle reste un de mes coups de cœur du festival puisqu’elle permettra sans doute à plusieurs personnes d’apprivoiser ce style peu commun avant d’attaquer des produits aux saveurs plus tranchantes ! Mais qu’on ne s’y méprenne ; oui elle manque de sel, mais elle est délicieusement rafraîchissante au même titre que toutes bonnes goses de ce monde !

5. Rouge Des Appalaches – Frampton Brasse

La nouvelle bière de Frampton se présente sous forme d’une Rouge des Flandres vieillie en fût de chêne et macérée avec des cerises. Quelle réussite ! Un bel équilibre entre le sucre et l’acidité de la bière, qui nous rappelle le jus de pomme aux premières gorgées. Je n’ai pas vraiment goûté l’aspect aigre que j’ai retrouvé dans mes précédentes expériences avec des Rouges des Flandres, mais j’avoue que ça fait mon bonheur. Vivement cet automne, quand cette bière sera officiellement distribuée dans nos points de ventes favoris !

4. Iceberg – Le BockAle

Une double IPA à la pêche. Lire : une gorgée de jus de pêche, rafraîchissante et sucrée, qui s’estompe alors qu’un houblon herbal prend place. L’amertume qui lie le tout est racineux à souhait. Le BockAle me surprenne toujours avec ses bières parfaitement balancées, et celle-ci ne fait pas exception !

3. Arrière-Pays Grisette – Auval

Je m’excuse, j’ai essayé de faire différent, mais je ne pouvais pas m’empêcher de mettre une bière de Auval dans mon décompte. Cette bière, c’est un pamplemousse. Un pamplemousse complet. Chaire et zeste qui se mélangent à une amertume herbacée, très sèche et légèrement épicée. Trouvez-vous un ami qui en a une, et faites-en votre déjeuner. Sauf que je ne vous conseille pas de la saupoudrer de cassonade pour ensuite la mettre à broil dans le four pendant 5 minutes, comme on fait avec des vrais pamplemousses. Faites juste la boire, bien froide.

2. Écume 12 – À l’abri de la tempête

Une imperial pilsner, je n’avais jamais goûté à ça ! On m’explique que l’Écume est le premier bébé de la brasserie ; une pilsner dorée à l’amertume légère, que l’on réinterprète à chaque anniversaire en la travaillant afin de faire augmenter son taux d’alcool. Dans cette bière, brassée en l’honneur de leur 12e anniversaire, domine un goût sucré de pâte d’amande (!!!). Soyeuse et liquoreuse ; des textures qui camouflent à merveille le 12% d’alcool. Wow !

1. Chronique de Mai – Benelux

Après ne pas être tombée en amour avec leur Chronique de Mars plus tôt cette année, j’ai vécu un solide revirement de situation avec la Chronique de Mai. Un magnifique assemblage de Berliner Weisse, Witbier et de bière aux nectarines vieillies avec des brett en fût de chêne. Qu’est-ce que ça goûte ? Un fin mélange entre un sucre mielleux et une acidité prononcé, qui se termine bien rond et avec un piquant qui rappelle l’ananas. Elle vient de sortir chez certains détaillants de bières, je ne perdrais pas trop de temps pour mettre la main dessus si j’étais vous !

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